artistes, artistes peintres, Prix Blanche 2016

Pierre Pothron du 1er au 14 avril

Au premier abord, mon style peut paraître abstrait, certaines couleurs peuvent agresser le spectateur.
Ma peinture a besoin d’être pénétrée, apprivoisée, il faut s’en imprégner.

Bien souvent un sujet se cache au premier regard, il faut prendre le temps d’observer, laisser l’imagination vagabonder, même – et surtout – si vous trouvez autre chose que ce qui a été suggéré par le titre.

Quelle est ma conception de l’art ?
Avant tout, l’art doit être une création. L’art doit interpeller le visiteur. Ces deux critères correspondent à l’art contemporain.

Suis-je un artiste contemporain ?
Oui, en tant qu’artiste vivant, mais non, pour le style. A la différence du style contemporain, je travaille encore sur une surface à 2 dimensions et bien qu’utilisant des produits issus des nouvelles technologies, technique mixte, je construit ma toile couche après couche.
Je suis un moderne attardé !
L’art reste toujours le témoignage d’une époque et il est vrai qu’à la nôtre, tout est consommation, tout est jetable, ce qui amène à un art éphémère, qui doit disparaître après l’événement… ou qui sera restauré peu de temps après sa réalisation.
Pour ma part je veux qu’une œuvre soit pérenne.
En bref, je ne cherche pas à faire une belle image, j’essaie de traduire mon émotion à un moment donné. Cela se traduit par un premier jet sur la toile, ensuite vient la technique. Je souhaite que ma toile ne soit pas hermétique, que l’on puisse y entrer, que le spectateur ait une émotion, qui, évidemment, ne sera pas forcément la même que moi, chacun réagissant selon sa culture, son éducation, son expérience…

J’aime citer une phrase de Marcel Duchamp, incontestablement le père de l’art contemporain : « C’est le regardeur qui fait le tableau ».

 

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